Grand Montréal 2026 : les secteurs où la demande en main-d’œuvre construction explose
Le Grand Montréal est l’une des deux zones du Québec où la pression sur la main-d’œuvre en construction sera la plus forte d’ici 2030. C’est ce que confirme la CCQ dans son rapport Perspectives professionnelles 2026-2030. Génie civil, résidentiel, institutionnel : chaque secteur tire dans la même direction, au même moment, avec un bassin de travailleurs qualifiés qui ne suit pas.
L’essentiel à retenir
- Le Grand Montréal est identifié par la CCQ comme l’une des deux zones à besoins prioritaires au Québec pour 2026-2030, aux côtés de la région de Québec.
- Le génie civil et la voirie s’annoncent comme le secteur le plus actif en 2026, porté par le REM, la ligne bleue, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le pont de l’Île-aux-Tourtes.
- Le secteur résidentiel poursuit sa reprise avec +3 % d’heures travaillées prévues en 2026 et jusqu’à 60 800 mises en chantier.
- 17 000 nouveaux travailleurs sont requis chaque année au Québec jusqu’en 2030, dans un marché qui tourne déjà à pleine capacité.
Le Grand Montréal, zone prioritaire selon la CCQ
Le Grand Montréal et la région de Québec sont les deux zones où les besoins en main-d’œuvre construction seront les plus élevés du Québec d’ici 2030. Grands projets d’infrastructures, reprise résidentielle et vieillissement de la main-d’œuvre tirent tous dans la même direction.
Un marché qui tourne déjà à pleine capacité
En 2025, l’industrie a enregistré un niveau d’activité soutenu, avec 216 millions d’heures travaillées, en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Pour la première fois, le nombre de personnes salariées a franchi le seuil des 200 000 travailleurs, une progression appelée à se maintenir pour les prochaines années.
Pour les cinq prochaines années, les besoins annuels moyens de main-d’œuvre sont estimés à environ 17 000 personnes. Ces besoins sont calculés en tenant compte du roulement, du vieillissement des travailleurs et d’un nombre de diplômés encore insuffisant dans plusieurs métiers.
2026 : léger recul global, mais secteurs clés en hausse
Pour 2026, la CCQ prévoit un léger recul de 1 %, avec 213,3 millions d’heures travaillées. Ce repli ne remet toutefois pas en question la vigueur du secteur : le volume d’activité demeurera parmi les plus élevés des dernières années. Ce recul global masque des réalités très contrastées selon les secteurs.
Génie civil et voirie : le moteur du Grand Montréal en 2026
Le génie civil s’impose comme le secteur le plus dynamique de la région en 2026. Les grands projets d’infrastructures publiques concentrés dans le Grand Montréal en font une zone de tension extrême pour les profils spécialisés.
Les projets structurants qui alimentent la demande
Le secteur du génie civil et de la voirie devrait connaître une forte année en 2026. La CCQ prévoit 40,5 millions d’heures travaillées, soit une hausse de 3 %. Plusieurs grands projets continueront d’alimenter l’activité, dont le Réseau express métropolitain, le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal, la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, le remplacement du pont de l’Île-aux-Tourtes, la réfection des tunnels Ville-Marie et Viger ainsi que des travaux à l’aéroport Montréal-Trudeau.
Le prolongement de la ligne bleue représente à lui seul 7,58 G$ d’investissements, et la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, 2,80 G$. Ces deux chantiers à eux seuls concentrent une demande massive en opérateurs d’équipement lourd, coffreurs, charpentiers et travailleurs de génie civil.
Un horizon encore plus chargé avec Hydro-Québec
La CCQ souligne que les prochaines années pourraient demeurer très actives avec le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, qui prévoit notamment l’ajout de 5 000 kilomètres de lignes de transport d’électricité, de nouveaux parcs éoliens ainsi que des travaux de réfection et d’amélioration de centrales électriques.
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Résidentiel : une reprise qui accentue la pression sur Laval et les couronnes
Le secteur résidentiel confirme sa trajectoire de reprise amorcée en 2024-2025. Pour les entrepreneurs actifs dans le Grand Montréal, à Laval, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, cette croissance signifie une concurrence accrue pour les mêmes profils qualifiés.
60 800 mises en chantier prévues en 2026
Dans le secteur résidentiel, après une hausse de 4 % en 2025, la CCQ prévoit une nouvelle augmentation de 3 % en 2026 pour atteindre 38,8 millions d’heures travaillées. La CCQ estime que le nombre de mises en chantier pourrait atteindre 60 800 unités en 2026, après environ 59 000 en 2025.
La reprise résidentielle reste solide, mais pas sans limites. Le manque de capacité des réseaux d’eau municipaux dans certaines municipalités du Grand Montréal pourrait bloquer le démarrage de nouveaux projets, indépendamment de la demande ou du financement disponible.
Laval, Rive-Nord, Rive-Sud : zones de croissance
La demande en logements, notamment dans les grandes régions métropolitaines comme Montréal et Laval, continue de croître. Cette pression résidentielle soutenue dans les couronnes du Grand Montréal se traduit directement par une demande accrue en charpentiers-menuisiers, électriciens, plombiers et poseurs de systèmes intérieurs. Ce sont les profils les plus difficiles à trouver sur le marché.
Institutionnel et commercial : activité soutenue malgré un léger recul
Le secteur institutionnel et commercial reste le plus volumineux de l’industrie, même si 2026 marque un léger repli après un sommet historique.
Après avoir atteint un sommet de 121,5 millions d’heures travaillées en 2025, la CCQ prévoit 119 millions d’heures en 2026, soit une baisse de 2 %. Plusieurs grands chantiers continueront toutefois de générer un volume important de travail, notamment la construction du nouvel hôpital de Vaudreuil-Soulanges, la modernisation de l’hôpital de l’Enfant-Jésus à Québec, l’agrandissement de l’hôpital Pierre-Le Gardeur à Terrebonne, ainsi que le réaménagement du site de l’ancien hôpital Royal Victoria à Montréal.
Ces chantiers hospitaliers et institutionnels, concentrés dans le Grand Montréal et sa périphérie immédiate (Terrebonne, Vaudreuil-Soulanges), maintiennent une demande soutenue en spécialistes de la finition intérieure, en électriciens et en gestionnaires de chantier.
Ces chantiers hospitaliers et institutionnels, concentrés dans le Grand Montréal et sa périphérie immédiate (Terrebonne, Vaudreuil-Soulanges), maintiennent une demande soutenue en spécialistes de la finition intérieure, en électriciens et en gestionnaires de chantier.
Les corps de métier sous pression dans le Grand Montréal en 2026
La convergence des secteurs crée une situation inédite : génie civil, résidentiel et institutionnel recrutent les mêmes profils au même moment. Voici les corps de métier les plus exposés à la tension dans la région.
| Corps de métier | Secteur concerné | Pression 2026 |
|---|---|---|
| Opérateurs d’équipement lourd | Génie civil / voirie | Très élevée |
| Charpentiers-menuisiers | Résidentiel / institutionnel | Très élevée |
| Coffreurs | Génie civil / institutionnel | Élevée |
| Électriciens | Tous secteurs | Élevée |
| Plombiers | Résidentiel / institutionnel | Élevée |
| Contremaîtres / surintendants | Tous secteurs | Très élevée |
Les profils d’encadrement (contremaîtres, surintendants, directeurs de chantier) sont sous pression dans tous les secteurs simultanément. Ce sont aussi les profils qui ne répondent jamais aux affichages traditionnels : ils sont en poste, ils travaillent, et seul un réseau actif peut les approcher.
Comment se positionner dès maintenant
Attendre d’avoir un poste vacant pour commencer à chercher, c’est déjà être en retard. Dans un marché comme celui du Grand Montréal en 2026, les entrepreneurs qui anticipent leurs besoins gardent une longueur d’avance sur ceux qui réagissent.
Deux leviers complémentaires selon l’horizon de besoin :
- Besoin immédiat : la location de main-d’œuvre CCQ avec déploiement en 24 à 72 heures, gestion administrative complète (DAS, paie, CNESST) prise en charge.
- Besoin structurel : le recrutement permanent via un chasseur de têtes spécialisé en construction pour identifier les contremaîtres, surintendants et directeurs de chantier qui ne cherchent pas activement.
TEAM Main d’œuvre accompagne les entrepreneurs du Grand Montréal, de Laval, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud sur ces deux volets, avec une connaissance directe des réalités de chantier dans la région.
FAQ
Quels secteurs de la construction sont les plus actifs dans le Grand Montréal en 2026?
Le génie civil et la voirie s’imposent comme le secteur le plus dynamique, porté par le REM, le prolongement de la ligne bleue, la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le remplacement du pont de l’Île-aux-Tourtes. Le résidentiel poursuit également sa reprise avec 60 800 mises en chantier prévues. L’institutionnel et commercial reste le plus volumineux malgré un léger recul de 2 % en 2026.
Combien de travailleurs la construction va-t-elle recruter au Québec d’ici 2030?
La CCQ évalue les besoins annuels moyens à 17 000 nouveaux travailleurs par année jusqu’en 2030, en tenant compte du roulement, du vieillissement de la main-d’œuvre et d’un nombre de diplômés insuffisant dans plusieurs métiers. Le Grand Montréal et la région de Québec sont identifiés comme les deux zones à besoins prioritaires.
Quels corps de métier sont les plus difficiles à trouver dans le Grand Montréal en 2026?
Les opérateurs d’équipement lourd, charpentiers-menuisiers, coffreurs, électriciens et plombiers sont sous forte pression dans la région. Les profils d’encadrement (contremaîtres, surintendants, directeurs de chantier) sont les plus critiques : ils sont sollicités dans tous les secteurs simultanément et ne répondent généralement pas aux affichages d’emploi traditionnels.
Pourquoi la demande en main-d’œuvre construction est-elle si forte à Montréal et Laval en 2026?
La convergence de trois facteurs explique cette situation : les grands projets d’infrastructures publiques du PQI 2025-2035 et d’Hydro-Québec concentrés dans la région, la reprise du secteur résidentiel soutenue par la baisse des taux d’intérêt et le déficit de logements, et le vieillissement accéléré des travailleurs en place combiné à un flux insuffisant de nouveaux diplômés.
